C’était le premier lundi après le congé les Fêtes. Les autobus jaunes avaient recommencé à sillonner les rues de la banlieue. À la gare, une lente procession de paletots gris, de manteaux beiges,de vestes noires, sortait de chacun des escaliers menant aux trains urbains. La vie de tous les jours recommençait, dans toute son étroitesse, dans toute sa répétition, dans tout son confort. La salle des pas perdus de la gare se remplissait et se vidait comme contrôlée par la respiration d’un géant endormi.
Là ou je raconte des histoires inventées inspirées par les gens que je croise.... et parfois, peut-être un peu de mes états d'âme.
Ça commence pour vrai
Ça y est. L'arbre est défait, à sa place, trône une plante d'intérieur. Comme avant. Ce soir, on mange un rôti de porc qui goûte la routine de l'hiver, un foie gras poêlé, dernier luxe du temps des Fêtes et une bûche, déjà en spécial à l'épicerie. Et puisqu'il faut faire durer le plaisir et que du foie gras sans alcool c'est un sacrilège, il y a un petit vin blanc et un sauterne au frigo. Je me gâte jusqu'au bout. Je m'étais promis de garder l'état d'âme du chalet de l'an passé tout en restant à la maison et j'ai réussi.
Une amitié comme un naufrage (2)
Ceci est la suite de Une amitié comme un naufrage (1)
La soirée s’était déroulée comme des dizaines de soirées du genre, dans un restaurant choisi par Sylvie, clinquant, de ceux qu'on croit à la mode parce que la musique y est bruyante, les serveurs tutoient les clients et le menu propose des plats avec des noms en langue étrangère.
La soirée s’était déroulée comme des dizaines de soirées du genre, dans un restaurant choisi par Sylvie, clinquant, de ceux qu'on croit à la mode parce que la musique y est bruyante, les serveurs tutoient les clients et le menu propose des plats avec des noms en langue étrangère.
Une amitié comme un naufrage (1)
Trois fois elle était ressortie de la cabine. « Et ça? comment ça me va ? » François répondait invariablement « T’es belle. Comme toujours. » Il gardait son calme. Madeleine allait souper avec Sylvie. Ça lui arrivait tous les 6 mois et, à chaque fois, sa femme, si calme, si posée, perdait ses moyens.
Juste ça
À la SAQ, nous sommes quelques-uns à aller acheter une bouteille pour une dernière célébration des Fêtes. À la caisse à côté de moi, une dame dans la soixantaine, manteau d’hiver un peu fané, les cheveux bien coiffés, discute avec la caissière. Le ton monte.
C'est le début de quelque chose...
Elle sera là, dans quelques heures. Toute neuve comme la première page d'un cahier d'écolier. Je l'attends avec confiance. Je ne sais pas ce qu'elle me réserve, mais je le reçois avec fébrilité.
Pour dire au revoir à 2011 et accueillir 2012, je me suis acheté pas un mais deux nouveaux cahiers. Un avec des lignes pour écrire, des histoires, des poèmes, mes joies et mes chagrins, et parfois aussi, ma liste d'épicerie. Un cahier où je me donne tous les droits, gribouiller, sauter une page ou même commencer par la fin.
Rue Sainte Catherine, 29 décembre
Père Noël,
Il faisait vraiment froid cet après-midi. Pourtant, la rue Sainte Catherine était noire de monde. J'ai marché longtemps. De Ogilvy jusqu'au La Baie en regardant chacune des vitrines sans entrer nulle part.
Il faisait vraiment froid cet après-midi. Pourtant, la rue Sainte Catherine était noire de monde. J'ai marché longtemps. De Ogilvy jusqu'au La Baie en regardant chacune des vitrines sans entrer nulle part.
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