Le bonheur de Mimi


La liste de présélection du prix de la Nouvelle de Radio-Canada est sortie ce matin.  Ça me prend beaucoup de courage pour vous avouer, que j'avais osé y envoyer un texte.  Le texte n'a pas été choisi, et bien que je n'avais pas beaucoup d'espoir de m'y trouver, je vous avoue, que j'ai ressenti un pincement au coeur.  

Je demeure fière d'avoir osé participer, d'avoir osé sortir de ma zone de confort et pris le risque d'écrire un texte différent de ceux que je publie ici d'habitude.  Puisqu'une autre blogueuse que j'admire beaucoup a accepté de partagé aussi son texte qui n'a pas été choisi, je me suis dit que je le partagerais avec vous.  
-------------------
Le bonheur de Mimi

Le bonheur.  Bien sûr, le bonheur.  Certainement qu’elle savait ce que c’était.  Elle y avait même gouté une fois.  C’était un après-midi d’été, c’était il avait très longtemps. Elle était toute petite et elle s’appelait Mireille. 

Dimanche serein


J’avais comme un début d’histoire qui flottait.  Celle d’un ado qui claque les portes, qui se définit par la colère qu’il a en lui.  J’avais une idée vague, de sa journée, de ses frustration et d’une fin où peut-être il aurait pu entrevoir la lumière. J’avais prévu prendre du temps, aujourd’hui dimanche pour vous le raconter.


Une odeur, des mots, une image


Sara avait allumé une cigarette. Le bruit de l’allumette puis le crépitement du papier et du tabac qui s’enflammaient, l’avaient ramenés des années en arrière. Ce soir-là, elle et Étienne s’étaient embrassés et avaient fumé leur dernière cigarette, se disant que maintenant qu’ils s’étaient trouvés, ils avaient une bonne raison pour vivre vieux.  Elle, n'avait jamais touché une cigarette après ce soir-là.


La femme ballon


Au début, quand il l’avait connue, elle était toute petite.  Il se rappelait encore cette petite femme qu’il entourait de ses grands bras, le soir après l’amour.  Elle s’était introduite à petits pas dans sa vie, jusqu’au jour où elle avait laissé sa brosse à dents dans la salle de bain et des sous-vêtements de rechange dans le coin d’un tiroir. Peu à peu, elle avait emménagé dans son 1 ½, installant ici et là quelques babioles ajoutant de la couleur et de la féminité dans son antre de célibataire.



Dénuement

"On a eu beaucoup de neige cet hiver, hein? Installe toi confortablement, Mireille. Les pieds sur les étriers. C’est ça." Elle avait posé les pieds sur les étriers, elle connaissait la routine; elle faisait ça chaque année depuis 20ans. Enfin, presque chaque année.

L'amour dans toutes ses formes

On les aime à la folie nos maris et nos enfants.  On les trouve super extraordinaires, la plupart du temps.  Des fois on trouve que le mari est un ado de plus dans la bande, mais on l'aime pareil parce qu'il nous fait rire la plupart du temps. Des fois on trouve que les enfants passent trop de temps sur les jeux vidéos.

Divagations d'une lectrice

C'est quand je lis que j'ai le plus envie d'écrire.  Comme là. Comme ce soir, alors que je suis fatiguée et que je devrais dormir.   Engloutir les mots des autres et avoir envie de les recracher dans le désordre pour raconter mes histoire. C'est souvent à l'heure où je devrais dormir que ça me prend, quand  la maison est silencieuse et que la fatigue m'oblige à baisser les bras et laisser les mots s'emparer de moi.  J'ai lu des centaines de livres.  Je me rappelle vaguement ce qu'ils racontaient, mais je me rappelle de la douce impression de torpeur qu'ils laissaient en moi.