Là ou je raconte des histoires inventées inspirées par les gens que je croise.... et parfois, peut-être un peu de mes états d'âme.
Du nouveau!
Je me remet tranquillement d'une petite chirurgie, qui est malgré tout symbolique. Depuis quelques années, il me poussait une boule de graisse dans le dos. Ça s'appelle un lipome il parait que c'est normal et innofensif. Quand même, ce matin j'ai comme l'impression qu'on vient d'enlever un fardeau que je portais, comme si cette chose obstruait l'ouverture de mes ailes et qu'avec son départ tout est possible.
Je réfléchis
Je n'écris pas depuis quelques jours. Je
pourrais vous faire la réponse facile: pas le temps, trop à la course, vie
trop occupée Mais bon, après toutes ces années à vivre avec
moi-même, je commence à me connaître et à reconnaître les symptômes, quand
je n'ai pas de temps pour quelqu'un ou quelque chose, c'est qu'il y a anguille
sous roche. Parfois, ce n'est que le besoin de laisser en jachère pour se
préparer à une prochaine étape plus fertile, parfois ça annonce un grand
changement, pour le moment je n'en sais rien. Je m'observe.
Matin
J'aime ce moment de silence du matin. J'aime prendre le temps de travailler de la maison en terminant mon café. J'aime me rappeler que ce n'est pas toujours nécessaire d'être au bureau avant 9 heures, que cette heure passée à travailler dans mon lit en pyjama, me donne le droit d'arriver à 9:30.
Il faisait des listes
Le chien, habitué au rythme de l'homme, faisait rapidement sa
besogne de chien. Il reniflait le sol, le bord d’un poteau, les traces du
livreur de journaux passé une peu plus tôt, sans perdre de temps. Robert tout en marchant d’un pas décidé,
faisait des listes, machinalement.
« Aller à la quincaillerie, acheter des graines et de la terre pour
les semences pour planter à l’intérieur en attendant le printemps, sortir les pots en terre, nettoyer les outils… »
Il aimait ce moment passé à marcher rapidement dans la lumière douce du matin. C’était la seule habitude qu’il avait
conservée du temps où il travaillait. À cette époque, les listes ressemblaient plus
à « Embaucher un nouveau vice-président, revoir les états financiers du
3ème trimestre, tenir une réunion du
conseil, demander à Nicole de réserver au Ritz à Shanghai le mois
prochain. », mais le rythme était le même.
C’était idiot, il n’avait plus
besoin d’aller nulle part, mais il ne pouvait s’empêcher de marcher d'un pas décidé.
Le bonheur de Mimi
La liste de présélection du prix de la Nouvelle de Radio-Canada est sortie ce matin. Ça me prend beaucoup de courage pour vous avouer, que j'avais osé y envoyer un texte. Le texte n'a pas été choisi, et bien que je n'avais pas beaucoup d'espoir de m'y trouver, je vous avoue, que j'ai ressenti un pincement au coeur.
Je demeure fière d'avoir osé participer, d'avoir osé sortir de ma zone de confort et pris le risque d'écrire un texte différent de ceux que je publie ici d'habitude. Puisqu'une autre blogueuse que j'admire beaucoup a accepté de partagé aussi son texte qui n'a pas été choisi, je me suis dit que je le partagerais avec vous.
Je demeure fière d'avoir osé participer, d'avoir osé sortir de ma zone de confort et pris le risque d'écrire un texte différent de ceux que je publie ici d'habitude. Puisqu'une autre blogueuse que j'admire beaucoup a accepté de partagé aussi son texte qui n'a pas été choisi, je me suis dit que je le partagerais avec vous.
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Le bonheur de Mimi
Le
bonheur. Bien sûr, le bonheur. Certainement qu’elle savait ce que
c’était. Elle y avait même gouté une
fois. C’était un après-midi d’été, c’était
il avait très longtemps. Elle était toute petite et elle s’appelait
Mireille.
Dimanche serein
J’avais comme un début d’histoire qui flottait. Celle d’un ado qui claque les portes, qui se
définit par la colère qu’il a en lui. J’avais
une idée vague, de sa journée, de ses frustration et d’une fin où peut-être il
aurait pu entrevoir la lumière. J’avais prévu prendre du temps, aujourd’hui
dimanche pour vous le raconter.
Une odeur, des mots, une image
Sara avait allumé une cigarette. Le bruit de l’allumette puis le crépitement du papier et du tabac qui s’enflammaient, l’avaient ramenés des années en arrière. Ce soir-là, elle et Étienne s’étaient embrassés et avaient fumé leur dernière cigarette, se disant que maintenant qu’ils s’étaient trouvés, ils avaient une bonne raison pour vivre vieux. Elle, n'avait jamais touché une cigarette après ce soir-là.
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